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Les
services de gendarmerie était, lundi soir, à la
recherche de cette jeune femme,
Marie-Christine Hodeau kidnappée dans l'Essonne.
La victime faisait son jogging dans la forêt de
Fontainebleau lorsqu'elle a été menacée d'un couteau
par un automobiliste.
« Cette affaire mystérieuse recèle tous les
ingrédients d'une énigme criminelle…» Lundi, un
gendarme ne dissimulait pas son inquiétude après
l'enlèvement d'une femme de 42 ans faisant son
jogging dans la forêt de Fontainebleau.
Selon les
premiers éléments de l'enquête confiée à la section
de recherches de Paris et au groupement
départemental de l'Essonne, le rapt a pris d'emblée
une tournure rocambolesque. La victime, qui habite
Milly-la-Forêt (Essonne), n'avait pas été retrouvée
lundi soir. Elle courait aux abords de la commune
voisine d'Oncy-sur-École lorsqu'elle a été abordée
vers 9 heures par un inconnu roulant à bord d'une
Peugeot 106. L'agresseur, armé d'un couteau,
l'aurait alors contrainte de monter dans sa voiture
avant de l'enfermer dans le coffre.
Dans des circonstances qui restent à déterminer, la
quadragénaire est parvenue à appeler la gendarmerie
depuis la malle arrière où elle était tenue enfermée.
Selon nos informations, elle a été en mesure de
fournir le numéro d'immatriculation du véhicule et
des éléments de signalement. En revanche, la
communication a été brutalement interrompue sans
qu'elle ait pu préciser l'endroit où elle pouvait se
trouver. «Il est possible qu'elle ait parlé trop
fort et donné l'alerte au conducteur, qui s'est
arrêté pour lui confisquer son portable…», estimait
un enquêteur.
La Peugeot 106, de couleur grise et immatriculée à
Paris, a été retrouvée en milieu de journée à la
frontière entre les départements de l'Essonne et du
Loiret. Les gendarmes, qui ont mobilisé plus de 150
hommes, dont des gendarmes mobiles, un hélicoptère
ainsi que des chevaux de la Garde républicaine, ont
interpellé le suspect en milieu d'après-midi. Âgé
d'une cinquantaine d'années, il a été placé en garde
à vue. Comme la victime, il habite dans le secteur
de Milly-la-Forêt, à une soixantaine de kilomètres
au sud-est de Paris. L'agence AP indique par
ailleurs que cet homme avait déjà été condamné en
2000 pour l'enlèvement et le viol d'une mineure de
13 ans. Il avait été libéré en 2008.
La joggueuse portait un débardeur orange et un
cuissard noir, des baskets noir et blanc, une banane
de couleur noire autour de la ceinture. Elle est
mince, blonde et mesure environ 1,80 m.
La gendarmerie sollicite «toute personne qui aurait
pu apercevoir la jeune femme ou le véhicule Peugeot
dans le secteur Milly-la-Forêt, Oncy-sur-École,
Malesherbes, Échilleuses». Les témoins peuvent
contacter la gendarmerie au 01 60 79 65 00, précise
l'appel à témoins. Les grandes battues menées par
les militaires jusqu'à la tombée de la nuit devaient
reprendre tôt ce matin. Cet enlèvement n'est pas
sans rappeler celui de Nelly Crémel, sportive de 39
ans, assassinée par deux routards le 2 juin 2005
alors qu'elle courait dans un bois de Reuil-en-Brie.
information de Christophe Cornevin le 30/09/2009 -
(source) le figaro
Le corps de la jeune femme, Marie-Christine Hodeau
retrouvé ...
Peu avant 20 heures, un convoi a escorté le suspect
en direction de la commune de Malesherbes.
L'ancien violeur récidiviste, écroué mercredi, a
reconnu avoir étranglé la victime, et a livré, lors
de son interrogatoire, un scénario apparemment
fantaisiste de l'enlèvement.
Après quarante-huit heures de dénégations obstinées
et de déclarations fantaisistes lors de sa garde à
vue devant les gendarmes, l'ex-violeur est passé aux
aveux et a conduit les enquêteurs jusqu'au corps de
sa victime présumée, mercredi soir, à proximité de
Boissy-aux-Cailles, en Seine-et-Marne. Lors de son
premier interrogatoire mercredi après-midi, dans le
bureau d'un magistrat instructeur d'Évry, Manuel R.,
récidiviste de 47 ans dont le contrôle judiciaire
avait été levé en novembre dernier, a reconnu avoir
enlevé et étranglé Marie-Christine Hodeau, la
joggeuse disparue lundi matin dans un bois de
Milly-la-Forêt. « Il a fini par dire ce que tout le
monde attendait », a déclaré l'avocat du suspect, Me
Laurent Caruso.
Au cours de cet entretien, le suspect a décrit son
scénario de l'enlèvement. Il prétend ainsi avoir
enlevé la victime, sans motivation, ni connotation
sexuelle. Toujours selon ses dires, il aurait
attaché Marie-Christine Hodeau à un arbre, à l'aide
d'un câble, tout en la laissant habillée. Une fois
de retour chez lui, et pour une raison
incompréhensible pour l'instant, il affirme avoir
décidé de revenir sur les lieux de l'enlèvement. Sur
le chemin du retour, il dit avoir croisé sa victime,
qui aurait donc réussi à se détacher, pendant ce
laps de temps. Pris de panique, il affirme l'avoir
de nouveau enlevée pour cette fois l'entraîner dans
un bois voisin et l'étrangler. Manuel R. raconte
ensuite avoir pris les «affaires» que la joggeuse
avait sur elle, pour les jeter dans une rivière.
«Geler la scène»
Ce n'est qu'en début de soirée que ce père de quatre
enfants a consenti à donner des indications sur
l'endroit où reposait le corps sans vie de sa
victime. Peu avant 20 heures, un convoi l'a escorté
en direction de la commune de Malesherbes, en
Seine-et-Marne. Une demi-heure plus tard, les
enquêteurs ont annoncé avoir retrouvé le cadavre de
la joggeuse, dissimulé «dans un trou (...) sous des
branchages», dans une zone boisée à proximité de
Boissy-aux-Cailles.
La police technique et scientifique devait
rapidement se rendre sur place pour «geler la scène»
et commencer à procéder à l'autopsie du corps. Le
juge d'instruction Mickaël Ghir, rattaché au
tribunal de grande d'instance d'Evry, s'est lui
aussi déplacé sur les lieux.
Mis en examen et écroué pour « enlèvement et
séquestration en état de récidive légale »,
l'ex-violeur devait être placé en détention
provisoire à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).
Ses lourds antécédents judiciaires ainsi qu'un
faisceau d'indices concordants l'accablaient. Il a
surtout été trahi par une preuve matérielle a priori
irréfutable : une trace ADN de la quadragénaire
disparue a en effet été révélée grâce à la technique
dite du « tamponnoir » sur le plat de sa main
gauche. L'assassin présumé de la joggeuse avait par
ailleurs été repéré vers 8 h 30 au volant de la
Peugeot de couleur grise immatriculée à Paris
décrite quarante minutes plus tard par la victime
quand celle-ci était encore enfermée dans le coffre
du véhicule. Grâce à son téléphone mobile, elle
avait pu alerter les gendarmes de la plate-forme
d'appels d'Évry avant que l'appel ne soit basculé
vers la brigade de Milly-la-Forêt. Comme en témoigne
la bande enregistrée, la conversation a duré 2
minutes et 17 secondes au terme desquelles les
enquêteurs ont entendu la voiture s'arrêter, le
coffre-fort s'ouvrir, avant qu'un silence pesant ne
se fasse soudain.
Localisée par un hélicoptère de la gendarmerie
Filmée par la caméra de vidéosurveillance non loin
du parking d'un magasin Intermarché d'Oncy-sur-École
(Essonne), commune voisine de Milly-la-Forêt, la
Peugeot avait été localisée par un hélicoptère de la
gendarmerie dans la cour d'une longère d'Échilleuses
(Loiret) où l'assassin présumé de Marie-Christine
Hodeau était employé comme gardien, tout comme sa
compagne. Voyant la voiture vide et son moteur
encore chaud, les militaires avaient cassé la vitre
dans l'espoir de retrouver la disparue. En vain.
Joint par sa femme sur l'injonction des gendarmes,
le suspect était revenu de son plein gré dans la
propriété une heure plus tard, au volant d'une BMW
cabriolet acquise dans des conditions encore
obscures. « Il a ensuite réfuté les évidences et
s'est tu comme on apprend à le faire en prison… »,
remarquait hier un officier de gendarmerie.
En
2002,
il avait été
condamné
à " 11 " onze années de réclusion criminelle
pour le
viol, l'enlèvement et la séquestration d'une
fillette de 13 ans à Échilleuses. Après
" 7 "
sept années
de
détention, il avait bénéficié d'une
libération conditionnelle pour bonne conduite.
«
Sa peine s'est achevée en novembre 2008 sans
qu'aucun incident n'ait été signalé »,
" précise-t-on
de source judiciaire ".
Rien
n'interdisait alors à cet homme de revenir à
Échilleuses, où il s'est installé à quelques
centaines de mètres du domicile de son ancienne
victime.
Mercredi,
le père de la petite victime redoutait que l'homme
confondu cette fois pour le kidnapping et le meurtre
de Marie-Christine Hodeau ne soit l'auteur d'autres
crimes.
Commentaires
7 ans pour enlèvement, séquestration et viol d'une
fillette de 13 ans, les affaires se suivent, se
ressemblent, et me révoltent.
" Je demande la perpétuité incompressible "
je plains
l'avocat qui va défendre cet individu, là
franchement je ne voudrais pas être à sa place...
Je suis
triste pour vous et vos proches... Marie-Christine
reposez en paix ...

Christophe Cornevin - 01/10/2009
L'assassin présumé de Marie-Christine Hodeau remis deux
fois en liberté
Un
diagnostic médical contestable et un semblant de
valse-hésitation judiciaire ont émaillé le dossier de
Manuel Ribeiro Da Cruz, criminel récidiviste mis en
examen et écroué pour l'assassinat de Marie-Christine
Hodeau, kidnappée lundi dernier alors qu'elle faisait
son jogging dans un bois près de Milly-la-Forêt (Essonne).
Âgé aujourd'hui de 47 ans, marié et père de quatre
enfants dont l'un est engagé dans les forces françaises
en Afghanistan, il avait été condamné le 18 juin 2002 à
onze années de réclusion criminelle pour l'enlèvement,
la séquestration et le viol le 1er octobre 2000 d'une
fillette de 13 ans qui était sa voisine à Échilleuses,
village de 300 habitants du Loiret. Déjà à l'époque, il
avait fait usage d'un couteau et fait monter de force sa
victime dans sa voiture avant d'abuser d'elle. Le
collège de trois médecins qui ont examiné Manuel Ribeiro
Da Cruz, jusque-là inconnu de la justice, ne remarque «aucune
anomalie mentale ou psychique de dimension psychiatrique
aliénante». En revanche, les experts avaient noté une «dépendance
à l'alcool» entraînant un «penchant sexuel agressif
inapproprié».
En d'autres termes, sa criminelle perversion ne serait
consécutive qu'à l'abus de la bouteille... «Si la
psychiatrie était une science exacte, cet homme serait
évidemment resté derrière les barreaux», concédait jeudi
un magistrat, précisant que «Manuel n'avait pas bu le
moindre verre avant d'agresser mortellement
Marie-Christine Hodeau». C'est donc sous les traits d'un
repenti de la bouteille, bon père de famille disposant
de garanties de représentation que Manuel formule une
première demande de libération conditionnelle, rejetée
le 30 septembre 2005 par le tribunal d'application des
peines de Melun.
Alcooliques anonymes
Mais, le 5 janvier 2006, la cour d'appel de Paris fait
droit au pourvoi en appel du violeur : ce dernier est
relâché une première fois à condition qu'il se soumette
à des obligations de soins chez un alcoologue, qu'il ait
un emploi et, surtout, qu'il ne rentre pas en contact
avec sa victime ou ne fréquente le village d'Échilleuses.
Sa liberté de
mouvement est de courte durée. Cinq mois après, le juge
d'application des peines lui retire le bénéfice de sa
conditionnelle considérant qu'il ne travaille plus et
qu'il a quitté son domicile de Paris pour s'installer à
moins de vingt kilomètres du domicile de son ex-victime.
Persévérant, le violeur reformule une nouvelle demande,
acceptée en février avec un effet à compter du 5 mars
2007. À partir de cette date et jusqu'à la fin de sa
peine le 21 novembre dernier, Manuel Ribeiro Da Cruz
devait pointer chez les Alcooliques anonymes. «Ses
obligations de soins, son domicile ainsi que son travail
étaient surveillés mensuellement par le service de
probation et d'insertion», précise le procureur adjoint
d'Évry, Michel Lernoult. Un rapport était transmis tous
les trois mois au juge d'application des peines qui
avait convoqué Manuel Ribeiro Da Cruz en mai puis
octobre 2007 après avoir pris connaissance de rumeurs
selon lesquels ce dernier rôdait à Échilleuses. Après
ces rappels à la loi, le récidiviste a attendu d'avoir
purgé sa peine pour revenir s'établir à côté du domicile
de la fillette agressée. La famille de cette dernière
redoutait que le prédateur ne repasse à l'action. Jeudi,
gendarmes et policiers commençaient un minutieux travail
de rapprochements entre l'assassinat de Marie-Christine
Hodeau et d'autres affaires non résolues. La plus
intéressante concerne Caroline Marcel, 45 ans, partie
elle aussi faire son jogging avant d'être découverte, le
23 juin 2008, étranglée dans une rivière à Olivet (Loiret).
À cette époque, Manuel Ribeiro Da Cruz
achevait
sa seconde libération conditionnelle.
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